Article n°2 THOMAS W. MYERS – Les chaînes myo-fasciales : une unité fonctionnelle du corps vivant.
THOMAS W. MYERS est thérapeute manuel et enseignant dans le Maine aux États-Unis.
Il a suivi les enseignements de nombreux leaders et pionniers dans cette spécialité comme Ida ROLF, Moshe FELDENKRAIS et Buckminster FULLER
Il débute son exposé en reprenant le développement de notre posture jusqu’à la verticalité. Cette verticalité, nous rend beaucoup plus vulnérable, par rapport aux animaux à quatre pattes, du fait de l’exposition de notre système digestif.
Il situe la place temporelle de la médecine actuelle
- Il y a 500 ans, Médecine de la matière : médicaments, herboristeries, nutrition
- Il y a 200 ans, Médecine du temps : psychothérapie, chamanisme, psychologie
- Il y a 50 ans, Médecine de l’espace : yoga, arts Martial, dance, orthopédie.
Il parle de l’intelligence kinesthésique des fascias comme un lien entre l’environnement intérieur et extérieur.
Pour lui, aujourd’hui, nous avons besoin d’un regard global sur la personne et non d’une représentation compartimentée. Il donne comme exemple que la représentation du muscle n’existe pas dans le cerveau.
Avant, nous avions une vision fonctionnelle du corps qui a fait progresser nos connaissances.
Maintenant, il propose une vision unifiée, le corps serait porté par le flottement des fascias, comme une grande connexion réelle à travers la structure du corps et contenant 600 poches de la superficie à la profondeur.
Il pose que 80 % des informations proviennent du corps et non du cerveau. En revanche le cerveau donne les ordres aux muscles en fonction des informations.
Pour lui l’analyse des tissus de soi, peut-être divisée en :
– the viscéral sacs and strings (ventral cavity)
– the meninges and peripheral (dorsal cavity)
– the bones ligaments and joint capsules (inner bag)
– the parietal myofascia (out bag)
Il propose une intelligence instinctive qui met en lien la posture que nous prenons, l’état de nos fascias et le besoin du corps.
Pour cela, il s’appuie sur les travaux de Michel Odent qui posent les besoins primordiaux des femmes lors de la mise au monde, et réaffirme le nécessaire respect des comportements instinctifs de la mère et du nouveau-né au cours des premières semaines de vie.
Il ajoute que nous pouvons vivre sans voir ou entendre mais pas sans sensation et sans sentiment. C’est cette capacité d’informer qui interagit avec tout.
Rédigé par Odile Badiano
